Ciné-Club

Prochaine séance:

 

Entre parcours social et cheminement psychologique, un premier film au réalisme clinique porté par une comédienne saisissante de justesse.

COMME SI DE RIEN N’ETAIT, de Eva Trobisch – 1h30

Janne est une femme moderne, éduquée, rationnelle, une femme qui réclame le droit d’être qui elle veut. Lors d’une réunion entre anciens camarades sa vie bascule. Mais elle va persister à faire semblant que tout va bien, refuser de se considérer comme une victime et de perdre le contrôle… jusqu’à quand ?

Ce qu’en pense Le Monde : « Tout va bien », Alles ist gut, tel est le titre original du premier long-métrage de la réalisatrice allemande Eva Trobisch. La version française, Comme si de rien n’était, est plus feutrée, mais elle résume sans doute encore mieux l’état d’esprit de
l’héroïne du film, ainsi que le style épuré de ce premier long-métrage distingué par plusieurs prix (meilleur premier film à Locarno, Grand Prix du jury au festival Premiers plans d’Angers). Janne (Aenne Schwarz), une jeune femme libre, éditrice, voit sa vie basculer à l’issue d’une fête professionnelle où elle se rend sans son compagnon. (Clarisse Fabre)

Ce qu’en pense Le Nouvel Obs : En choisissant de filmer, dans son intimité, une héroïne qui est dans le contrôle d’elle-même (à la limite du déni) et refuse de se positionner en victime, en préférant le non-dit à l’expression hurlante du drame, la réalisatrice ne fait pas que se distinguer, elle construit avec une rare puissance les ravages d’une tragédie enfouie. Un silence toxique, assourdissant, contamine progressivement le film et révèle en creux la douleur abyssale d’un traumatisme dont on ne réchappe jamais. (Xavier Leherpeur)

Ce qu’en pense La Croix : Couronné par de nombreux prix, ce premier film de l’Allemande Eva Trobisch dresse le portrait ambigu d’une
femme forte, qui en refusant de se poser en victime d’une agression sexuelle, va peu à peu perdre pied. […] La sécheresse de [sa] mise en scène […] s’adapte parfaitement à son sujet. Centrée sur son personnage principal – la très convaincante Aenne Schwarz – elle ne
néglige pas pour autant la galerie de personnages masculins qui l’entourent et n’hésitent pas, eux, à montrer leurs faiblesses. (Céline Rouden)

Au cinéma municipal Les Variétés de Bellegarde les :

– jeudi 16 mai 2019 à 20h30
– samedi 18 mai 2019 à 18h00
– mardi 21 mai 2019 à 20h30

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Objectif du Ciné-Club:

Les participants du Ciné-Club ont pour objectif la sélection et la diffusion d’une offre cinématographique complémentaire à celle diffusée par le cinéma Les Variétés de Bellegarde, et l’organisation des séances correspondantes.

Ainsi sur l’ensemble de l’année scolaire sont organisées :

  • La diffusion d’une douzaine de films uniques (3 séances par film)
  • Trois semaines thématiques au cours desquelles sont diffusés 4 films (2 séances par film)
Qui sommes-nous?

Les participants du Ciné-Club sont des cinéphiles de milieux, âges et sensibilités divers mais qui ont en commun un amour et un attachement au cinéma en tant qu’art. Très au fait de l’actualité cinématographique, les participants se réunissent deux fois par mois pour discuter de l’actualité du cinéma. De ces discussions passionnées est établie une sélection de films éclectiques d’Art et Essai, de films de genre, d’auteurs reconnus mais aussi parfois méconnus du grand public.