Ciné-Club

Prochaine séance

Captivant et complexe, un thriller sur fond d’histoire de famille au casting de haut vol.

EVERYBODY KNOWS, de Asghar Farhadi – 2h12

A l’occasion du mariage de sa soeur, Laura revient avec ses enfants dans son village natal au coeur d’un vignoble espagnol. Mais des évènements inattendus viennent bouleverser son séjour et font ressurgir un passé depuis trop longtemps enfoui.

Ce qu’en pense L’Obs : Contrairement aux films précédents d’Asghar Farhadi, ces comédies de mœurs guettées par le thriller, l’énigme sera révélée et résolue avant le générique de fin. A cette exception près, on retrouve dans ce film 100% espagnol toutes les qualités du cinéaste iranien : ici comme à Téhéran, le réalisateur de « la Fête du feu » et d' »Une séparation » excelle à portraiturer les femmes, à autopsier les couples en décomposition, à orchestrer les groupes, à réveiller les vieilles haines du passé, à faire soudain basculer un événement ordinaire dans la tragédie. Jamais sa caméra n’a été plus légère et mobile, jamais les deux stars espagnoles, soudain démaquillées, n’ont été plus justes. C’est du cinéma virtuose, intelligent et… cruel. (Jérôme Garcin, 08/05/2018)

Ce qu’en pense Première : Son petit théâtre de marionnette explose dans la deuxième partie du film qui laisse libre cours à ses arabesques scénaristiques : une fois de plus Farhadi pose le mensonge contre le cas de conscience, examine les facettes de l’arrangement avec soi-même et avec les autres. On n’en dira pas trop, mais tour à tour, ceux qui sont présentés comme les bons se transforment en monstre, et, en redistribuant les cartes de son jeu de dupe, le cinéaste agit en maître du retournement de situation. On pourrait se lasser de la routine du système Farhadi, de ses drames psychologiques verrouillés, mais l’exil et son duo de stars impressionnantes, tout comme ses références plus explicites (Almodovar, Hitchcock ou Bergman) lui permettent de reformuler son art de manière plus impactante. Everybody Knows fonctionne comme une réaffirmation de son territoire de jeu tout en cherchant à s’ouvrir au plus grand nombre. Tout le monde risque de le savoir. (Gaël Golhen, 08/05/2018)

Ce qu’en pense Télérama : S’il a tourné pour la deuxième fois hors d’Iran (cinq ans après Le Passé, réalisé en France), Farhadi reste fidèle à son univers. Comme dans ses autres contes moraux — et cette fois-ci sans tomber dans l’autocaricature du Client, son précédent film —, le réalisateur d’Une séparation montre comment un événement imprévu peut révéler à chacun ses failles intimes. Et comment, en de telles circonstances, les non-dits, les secrets trop longtemps cachés précipitent la crise au sein de couples déjà désunis. (Samuel Douhaire, 08/05/2018)

Séances au cinéma municipal Les Variétés de Bellegarde :

. mercredi 20 juin à 20h30

. samedi 23 juin à 18h00 et 20h30

. dimanche 24 juin à 17h30

. mardi 26 juin à 20h30

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Objectif du Ciné-Club: Les participants du Ciné-Club ont pour objectif la sélection et la diffusion d’une offre cinématographique complémentaire à celle diffusée par le cinéma Les Variétés de Bellegarde, et l’organisation des séances correspondantes. Ainsi sur l’ensemble de l’année scolaire sont organisées :

  • La diffusion d’une douzaine de films uniques (3 séances par film)
  • Trois semaines thématiques au cours desquelles sont diffusés 4 films (2 séances par film)
Qui sommes-nous? Les participants du Ciné-Club sont des cinéphiles de milieux, âges et sensibilités divers mais qui ont en commun un amour et un attachement au cinéma en tant qu’art. Très au fait de l’actualité cinématographique, les participants se réunissent deux fois par mois pour discuter de l’actualité du cinéma. De ces discussions passionnées est établie une sélection de films éclectiques d’Art et Essai, de films de genre, d’auteurs reconnus mais aussi parfois méconnus du grand public.