Ciné-Club

Prochaine scéance:

 

 

Intimiste et mystérieuse, une fable post-apocalyptique qui esquive les poncifs du genre, avec une complexité qui dépasse la simple expérience sociologique et l’utopie écologique.

IN MY ROOM, de Ulrich Köhler – 2h00

Armin vogue d’échecs professionnels en déceptions sentimentales. Il n’est pas vraiment heureux, mais ne peut pas s’imaginer vivre autrement. Un matin il se réveille : si le monde semble inchangé, tous les êtres humains se sont volatilisés. Robinson Crusoé des temps modernes, Armin prend alors un nouveau départ. Cette liberté totale lui donne des ailes, mais tout ne se passe pas comme prévu…

Ce qu’en pense Les Inrocks : Empruntant les chemins de la fable-catastrophe, jonglant finement entre la terreur provoquée par l’événement (la disparition des proches) et la liberté qu’il permet (conduire une Porsche sur une route déserte, faire ses courses à cheval, rafler une vidéothèque), In My Room évacue rapidement la question du pourquoi et du comment. Ici, nul vampire, humanité transgénique ou cataclysme nucléaire, mais une nature chatoyante, vivante, une existence simple, faite de cueillette, d’élevage d’animaux, de travaux manuels. Une vie à laquelle Armin, le héros, le visage et le corps amaigris, est désormais tout dévoué. Sur cette planète qu’il aime désormais tellement, le naufragé connaîtra même l’amour. Et c’est avec le même soin, la même vérité que le cinéaste dépeint cette relation entre deux êtres trop longtemps tiraillés par le manque et la solitude. Une histoire de cœur qui sera digne des plus grandes. (Marilou Duponchel)

Ce qu’en pense Le Monde : Ainsi In My Room appartient-il moins au domaine du fantastique qu’à celui du conte philosophique : il ne vise pas le surnaturel, mais à déplacer notre regard sur la condition humaine, pour la percevoir depuis un extérieur inventé par la fiction. A ce titre, Ulrich Köhler n’oppose pas le monde d’avant et d’après la catastrophe, mais invite le spectateur à les considérer relativement l’un à l’autre. Nos sociétés modernes […] ne contenaient-elles pas en elles le germe d’une désaffection individuelle, comme si elles n’étaient pas pleinement habitées ? De même, la solitude absolue d’Armin ne traduit-elle pas quelque chose de sa subjectivité ? A savoir le désir de tout reprendre de zéro, de redéfinir son rapport à l’environnement, de réapprendre les gestes primordiaux, d’en finir avec les vieilles structures civilisationnelles. Est-ce l’histoire du monde qui s’éteint ou de l’être humain qui se régénère ? (Mathieu Macheret)

Ce qu’en pense Critikat : In My Room ne fait de ses personnages ni des héros tragiques ni des modèles et pas plus les porteurs d’un discours. Avec une ironie délicate qui caractérisait déjà ses films précédents, Ulrich Köhler les plonge dans une situation extraordinaire qui leur permet de remettre à plat les questions auxquelles ils ont été confrontés avant la catastrophe. Il propose au spectateur d’expérimenter avec eux à travers images et sons, où les trois langues des personnages, allemand, italien, anglais, créent un babélisme troublant, ce nouvel univers où ils sont devenus maîtres du monde et où il faut tout inventer. […] Un univers mystérieusement beau et angoissant à la fois, qui porte encore toutes les traces du passé ruiné de l’humanité et que peuplent les fantômes des personnes aimées. Un monde de cinéma grand ouvert au spectateur qui doit l’explorer pour savoir si Armin va enfin sortir de « sa chambre ». (Pierre Gras)

Au cinéma municipal Les Variétés de Bellegarde-sur-Valserine :

   . jeudi 7 février 2019 à 20h00
   . samedi 9 février 2019 à 18h00
   . mardi 12 février 2019 à 20h00

    Abonnez-vous à la newsletter du Ciné-Club

    Retrouver le Ciné-Club ActiVals sur les réseaux sociaux
    Objectif du Ciné-Club:

    Les participants du Ciné-Club ont pour objectif la sélection et la diffusion d’une offre cinématographique complémentaire à celle diffusée par le cinéma Les Variétés de Bellegarde, et l’organisation des séances correspondantes.

    Ainsi sur l’ensemble de l’année scolaire sont organisées :

    • La diffusion d’une douzaine de films uniques (3 séances par film)
    • Trois semaines thématiques au cours desquelles sont diffusés 4 films (2 séances par film)
    Qui sommes-nous?

    Les participants du Ciné-Club sont des cinéphiles de milieux, âges et sensibilités divers mais qui ont en commun un amour et un attachement au cinéma en tant qu’art. Très au fait de l’actualité cinématographique, les participants se réunissent deux fois par mois pour discuter de l’actualité du cinéma. De ces discussions passionnées est établie une sélection de films éclectiques d’Art et Essai, de films de genre, d’auteurs reconnus mais aussi parfois méconnus du grand public.