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Une comédie intelligente et politique

pleine d’humour noir et de finesse.

TEL AVIV ON FIRE, de Sameh Zoabi – 1h37

Salam, 30 ans, vit à Jérusalem. Il est Palestinien et stagiaire sur le tournage de la série arabe à succès « Tel Aviv on Fire ! » Tous les matins, il traverse le même check-point pour aller travailler à Ramallah. Un jour, Salam se fait arrêter par un officier israélien Assi, fan de la série, et pour s’en sortir, il prétend en être le scénariste. Pris à son propre piège, Salam va se voir imposer par Assi un nouveau scénario. Evidemment, rien ne se passera comme prévu.

Ce qu’en pense La Croix : Par une série de quiproquos drolatiques, Sameh Zoabi tend, avec finesse et habileté, un pont au-dessus de deux antagonismes a priori irréconciliables. Par le rire, le réalisateur palestinien désamorce la tragique impasse du conflit israélo-palestinien. […] Voilà le tour de force que réussit ce réalisateur palestinien qui danse au-dessus du volcan, parvient à réconcilier les contraires, sans jamais céder sur l’humour qui demeure son balancier de funambule. Cet exercice d’équilibriste est facilité par le jeu de tous les acteurs, des premiers aux seconds rôles, avec une mention particulière à Yaniv Biton (l’officier israélien) venu de la comédie et du stand-up qui maîtrise les ficelles d’un jeu tendu et mouvant. (Jean-Claude Raspiengeas)

Ce qu’en pense Le Monde : Partagé entre la reconstitution kitsch du feuilleton (…) et les aléas ineptes qui entourent un tournage complètement fauché, le film est un éloge du bricolage artistique et du romantisme populaire qui rassemble dans une même passion, des deux côtés de la frontière, les femmes palestiniennes et israéliennes. […] Sans doute pourrait-on reprocher à Sameh Zoabi cette fuite hors de la réalité. Il nous semble, au contraire, que la justesse de son point de vue consiste à montrer que l’empoisonnement qui touche ce territoire relève précisément de l’antagonisme des imaginaires. (Jacques Mandelbaum)

Ce qu’en pense Ecran Large : La grande intelligence du film, c’est de ramener le conflit à une échelle humaine où chaque personnage représente un aspect de la problématique. Et c’est effectivement là que Tel Aviv On Fire excelle, dans cette peinture au vitriol du conflit, en évitant de prendre parti et en osant, avec une frondeur très divertissante, le pari de dénoncer chacun des deux camps à valeur égale. […] Tel Aviv On Fire est un petit bijou de comédie noire et acide comme on aimerait en voir plus souvent. On ne peut donc que s’enthousiasmer de le voir enfin sortir sur nos écrans après une belle carrière dans les festivals où il a été primé, notamment au FIF de Saint-Jean-De-Luz l’an passé. (Christophe Foltzer)

 

Au cinéma municipal Les Variétés de Bellegarde les :
– jeudi 2 mai 2019 à 20h30
– samedi 4 mai 2019 à 18h00
– mardi 7 mai 2019 à 20h30

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Objectif du Ciné-Club:

Les participants du Ciné-Club ont pour objectif la sélection et la diffusion d’une offre cinématographique complémentaire à celle diffusée par le cinéma Les Variétés de Bellegarde, et l’organisation des séances correspondantes.

Ainsi sur l’ensemble de l’année scolaire sont organisées :

  • La diffusion d’une douzaine de films uniques (3 séances par film)
  • Trois semaines thématiques au cours desquelles sont diffusés 4 films (2 séances par film)
Qui sommes-nous?

Les participants du Ciné-Club sont des cinéphiles de milieux, âges et sensibilités divers mais qui ont en commun un amour et un attachement au cinéma en tant qu’art. Très au fait de l’actualité cinématographique, les participants se réunissent deux fois par mois pour discuter de l’actualité du cinéma. De ces discussions passionnées est établie une sélection de films éclectiques d’Art et Essai, de films de genre, d’auteurs reconnus mais aussi parfois méconnus du grand public.